Mercredi 21 décembre 2011
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Si Strasbourg est la capitale de l’Europe (et de Noel, paraît-il), ses ressources niveau prêt-à-porter sont plutôt
rares...
“Chaussons Strasbourg, de laine et de feutre, bas, chaussettes, lainages, tricots, frileuses, capelines, tours de cou,
fourrures, boas et manchettes...” dit un vieux proverbe alsacien.
Le problème, c’est que depuis 10 ans, Strasbourg ne trouve plus de chaussure à son pied, plus de capeline pour les
modeuses frileuses. Avec la crise, Strasbourg est désertique de boutiques. J'ai enquêté sur ce phénomène croissant au grand désarroi des grandes enseignes comme Zara, H&M and Co,
qui commencent à pulluler comme des McDo.
3 Zara, 2 Stradivarius, 2 Oshyo (C’est le même groupe qui possède les 3 enseignes) et 2 H&M, c’est l’overdose pour
une ville comme Strasbourg. Dans la bataille, Strasbourg perd Kling, une boutique racée et espagnole qui ne tournait pas et Massimo Dutti, qui déserte aussi vite que les députés européens, un
Virgin Suicide à l’échelle d’une ville, en somme. « Les enfants on va faire l’appel », The Kooples ? Présent ! Sandro ? Présent ! Zadig et Voltaire ?
Présent ! Et oui, Strasbourg c’est aussi le bouillon de culture des marques de bobos à la mode (comme si c’était normal d’acheter un débardeur moche à 150€…). Alors que The Kooples a été
condamné par la JPD (un jury de déontologie publicitaire), pour une pub choquante mettant en scène une mannequin anorexique, c’est Sandro qui plonge avec Maje, racheté par LVMH (qui possède
quasiment toutes les marques de luxe française).
C’est la goutte qui fait déborder le vase, ou plutôt l’Hélène qui déclenche la guerre de Troie ! A Strasbourg il ne
reste que quelques petites boutiques atypiques qui attendent l’affluence avec les yeux grands ouverts. Sur leurs portes on peut lire « 6 mois et zou ! », allusion à leur durée de
vie dans la capitale européenne. « C’était le bon temps » dirait mon papy…Mais le bon temps, semble revenir !
L’arrivée récente de COS (rue du Dôme) et du Placard (4 ruelle des Pelletiers), boutique multi-marques de commerçants
indépendants ouvrent la voie à de nouvelles boutiques burlesques et glamour. Rue Sainte-Madeleine, la Mecque strasbourgeoise, on retrouve toujours nos boutiques favorites, et plus si affinités,
car 3 nouvelles boutiques ont ouvert l’année dernière. Pour le reste, c’est top secret, un magicien ne révèle jamais ses tours de magie…